1984 de George Orwell

  » Le commandement des anciens despotismes était « Tu ne dois pas ». Le commandement des totalitaires était « Tu dois ». Notre commandement est « Tu es ». »

1984, ou « comment se prendre une baffe littéraire monumentale » ! Cependant, je dois admettre qu’ayant lu Le meilleur des mondes de Huxley, j’ai été un peu moins surprise et « choquée » que ce que cela aurait pu être si j’avais découvert ce livre en premier.

Les références à 1984 sont multiples dans notre société actuelle, il me semblait alors grand temps de le lire. Mais ce genre de lecture, cela ne se fait ni à la va-vite ni n’importe quand. En effet, il faut être prêt à « se prendre la tête » et à accepter qu’il y aura un « avant » et un « après ». Je sui
s la première à rire de ce genre de formule, cependant avec cette œuvre, que je classe ici en science-fiction pour des raisons pratiques mais qui auraient plutôt sa place dans une catégorie « roman d’anticipation » ou « dystopie ».

  • Quatrième de couverture

Edition : Editions Folio 2004

Traducteur : Amélie Audiberti

De tous les carrefours importants, le visage à la moustache noire vous fixait du regard. Il y en avait un sur le mur d’en face. BIG BROTHER VOUS REGARDE, répétait la légend1984 de George Orwell dans Challenge Romans Cultese, tandis que le regard des yeux noirs pénétrait les yeux de Winston… Au loin, un hélicoptère glissa entre les toits, plana un moment, telle une mouche bleue, puis repartit comme une flèche, dans un vol courbe. C’était une patrouille qui venait mettre le nez aux fenêtres des gens. Mais les patrouilles n’avaient pas d’importance. Seule comptait la Police de la Pensée.

Trois slogans régissent cet univers :

 » La guerre c’est la paix « ,  » La liberté c’est l’esclavage « ,  » L’ignorance c’est la force «

  •  Mon avis

    « A une époque de supercherie universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire »

Comme dit précédemment, c’est un livre que j’ai beaucoup aimé et qui apporte autant au moment où on le lit qu’après. Il ne s’agit pas de croire si un tel monde est notre futur ou pas, mais de se poser des questions sur notre quotidien.

Le scénario et les personnages ne sont que des outils pour mettre en valeur la société dirigée par Big Brother. Il ne me semble pas que l’auteur ait créé une histoire puis peaufiner l’univers qui va avec. Au contraire, il me semble avoir d’abord créé cette société et s’est ensuite interrogé sur le personnage et le scénario. De ce fait ces derniers m’ont semblé secondaires.

Le scénario est bien ficelé et il sert très bien l’univers. Le monde d’Orwell est froid et mécanique. Il corrompt les hommes et brisent en eux petit à petit toute humanité. Il y a ainsi une dualité entre la société et le personnage principal. Orwell sait magnifiquement bien entretenir la graine de l’espoir avec de multiples rebondissements tant pour les héros que pour les lecteurs, car oui on se prend à espérer avec et pour les héros (à croire que nous- mêmes nous  nous sentons englués dans ce monde infernal).

Il y a donc beaucoup d’émotions dans ce livre, mais il y a aussi beaucoup de réflexions comme dit auparavant. A tel point, que c’est un livre à lire une fois, certes, mais aussi à rouvrir de temps en temps ensuite. Personnellement, j’ai relevé plusieurs citations que je conserve précieusement.

  • En bref

C’est un livre qui m’a beaucoup plu, mais aussi, paradoxalement, un peu déçue côté scénario.

De plus, je pensais découvrir quelque chose de réaliste, voire de réalisable. Or je ne crois pas trop à l’endoctrinement/enrôlement à un tel niveau mondial uniquement par l’éducation mais c’est peut-être mon éternel optimisme qui parle. En effet, je crois que l’homme arrivera toujours à garder sa libre pensée. Il existera toujours des mouvements de foule, mais j’ose penser qu’ils n’auront jamais un caractère « éternel » et « parfait » comme le présente Big Brother. Je crois beaucoup plus à un « formatage » génétique possible comme le présente Huxley dans Le meilleur des mondes.

J’ai lu peu après La ferme des animaux du même auteur, c’est une lecture que je conseille vivement à ceux qui ont lu 1984, et étrangement je l’ai même préféré. On sent bien que dans La ferme, Orwell commençait à développer ses idées et que dans 1984 c’est un « achèvement ».

  » Celui qui a le contrôle du passé, disait le slogan du Parti, a le contrôle du futur. Celui qui a le contrôle du présent a le contrôle du passé. « 

Je conseille vivement cette lecture et si possible avec La ferme des animaux en plus!

 

Au plaisir d’une prochaine lecture, bonne page et bon vent!

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