Blanche-Neige et les lances missiles (Quand les Dieux buvaient Intégrale 1) de Catherine Dufour

  • Quatrième de couverture

Couverture Quand les Dieux buvaient, tome 1 : Blanche Neige et les lance-missilesTous les contes commencent par  » il était une fois  » et finissent par  » ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants « . Oui mais… et après ? Et si le règne de Blanche Neige avait été une horrible dictature ? Et si le miroir magique était devenu gâteux ? Et si Peau d’Âne était tombée amoureuse du prince de Cendrillon ? Une poignée de fées du bois de Boulogne, une bande de spectres, le père Noël et sa fille, l’Ankou et sa faux, le Petit Chaperon rouge et l’affreux démon Bille Guette suffiront-ils à sauver le monde du chaos ?

  • Mon avis

Je suis désolée, je commence par une petite gueulante : 11 ??!! Ce livre a récolté 11 sur Livraddict ?! Je veux bien croire que cette sga déchire énormément, jJ’en ai pas mal discuté avec des amis : soit on aime soit  on aime pas. Ce qui revient souvent dans la balance c’est le style de l’auteur jugé trop lourd , trop « fouillis » par plus d’un. Ce que je peux comprendre. Mais tout de même ! 11 ! Cette note me reste d’autant plus en travers de la gorge lorsque je compare avec la fiction-livre « James Potter » qui elle récolte un 14 ! Alors qu’elle est truffée d’erreurs et que le scénario est bancal et simpliste au possible (et ce même pour un roman jeunesse j’entends). Alors je veux bien croire que certains jugent cette oeuvre un peu digeste… mais quand même, 11, c’est dur. J’ai parcouru quelques commentaires et chroniques référencés sur Livraddict et parmi ceux qui n’ont pas aimé, il revient souvent les termes « l’auteure en a trop fait ». Je veux bien croire que l’on ait du mal à s’accrocher ou même que l’on se lasse mais sanctionner par une note de moins de 10 sur 20 (car rappelons que 11 n’est que la moyenne qui lui est attribuée) un ouvrage où il y a sensiblement une véritable recherche que ce soit d’écriture que d’imaginaire… arg

C’est amusant car avant d’ouvrir le livre je pense que je me serais sans doute moi-même rangée dans la catégorie de ceux qui n’ont pas aimé. La couverture fait livre parodique, ce que je lis rarement, et la quatrième annonce un récit un peu lourdingue (tout comme le titre). J’avoue que je ne serais sans doute pas aller vers ce livre sans l’avis de ma libraire. Et j’aurais eu tort !

Parce que oui, je fais partie de ceux qui ont pris du plaisir en lisant ce livre. Primo, j’ai ri. Je veux bien croire que j’ai un humour facile, mais dès la première page j’ai été conquise. A vrai dire, après moultes discussions avec des amis, on en a conclu que l’humour du livre nous rappelait de nombreuses parties de jeu de rôle. Un humour pas toujours très fins, mais toujours très bon enfant.

Secundo, le scénario aussi nous a rappelé une partie de JDR. Une partie ou un plutôt une campagne se déroulant et se complexifiant sur de nombreuses soirées. L’histoire semble fuser de partout, mais au final tout se rejoint et s’explique dans un grand big bang scénaristique, qui pour moi est grandiose. Et à l’approche de ce grand final, chaque élément présenté par le maître du jeu, ici l’auteure, a une importance. Mais, il est vrai, que comme lors d’une partie de JDR, il vaut mieux prendre des notes pour se rappeler de l’état et de l’avancée de chaque personnage. Nul besoin de papier cependant, une bonne mémoire suffit, même si je reconnais moi-même qu’à un moment j’ai été un peu perdue. Au final, je crois qu’il faut juste accepter d’être malmenée à certains passages et se laisser porter par le courant jusqu’à retrouver pied.

 Tertio, j’ai aimé l’imaginaire de l’auteure. Imaginaire qu’elle sait renouveler, approfondir et diversifier à travers les différents tomes. Chaque tome revisite une chose. En fait, les histoires de Dufour sont chacun un peu comme des crossovers : le tome 1 avec les contes, le tome 2 avec internet et les temps modernes, le tome 3 avec les croyances religieuses et populaires, le tome 4 avec la fantasy. Je me concentrerai ici sur l’intégrale 1 « Quand les dieux buvaient », puisque c’est le titre de l’article…

A propos du tome 1 « Blanche-Neige et les lances missiles » : j’ai adoré. Et je crois en fait que c’est le tome que j’ai préféré. Justement parce qu’il est très fourni (ce que d’autres voient comme un fouillis). J’ai adoré les personnages que l’on devine avant d’identifier, j’ai adoré ce monde magique illogique mais dont l’histoire et la création se veulent rationnelles, et j’ai adoré l’intrigue qui soude le tout ensemble.

A propos du tome 2 « L’ivresse des providers » : j’ai eu du mal à me faire à être balancée dans une toute autre ambiance. Mais après une bonne vingtaine de pages, je m’y suis faite et j’ai dévoré le tome. Pour moi, le premier tome reste supérieur mais il a bénéficié de l’effet bénéfique de la surprise. Je me suis très facilement imaginé les scènes de poursuites and co via l’électricité puis via à l’Internet. Et l’Ankou et le Père Noël ! Génial ! Un tome véritablement immersif ! Par contre, j’admets que la fin m’a laissé un peu perplexe… même si je l’ai appréciée.

  • En bref

J’ai adoré ! Cela a été pour une sublime découverte ! Sincèrement ! Promis je ne dis pas cela que pour gonfler sa note sur Livraddict ! Je ne le conseillerai sans doute pas à tout le monde cela dit car comme dit auparavant, soit ça plaît soit non. J’admets que j’ai moi aussi eu parfois des difficultés à me rappeler qui était qui et où en étaient certains personnages. Mais cela n’a rien enlevé au plaisir de ma lecture. Parfois, j’ai juste accepté de continuer à tourner les pages sans trop me rappeler jusqu’à ce que LE mot qu’il fallait arrive et me rappelle tout ce qu’il y avait à savoir.

Oh, et les bonus de l’auteure en postface sont juste géniaux. En somme, elle partage ce qui l’a inspiré pour l’écriture des différents chapitres et ça c’est vraiment cool. Cela aide à se peindre encore mieux les situations décrites.

Le seul bémol que je vois en fait c’est le titre de l’intégrale… « Blanche-Neige contre les lances missiles ». Cela correspond au premier tome d’accord, un peu au suivant mais bof. Ce bémol se retrouve surtout pour le second intégrale.

 

Au plaisir d’une prochaine lecture, bonne page et bon vent!

 

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s